3 questions à Benjamin Thibault

3 questions à Benjamin Thibault, Directeur France de Fortum

Benjamin-Thibault-FortumFortum France est présent en France depuis 2011. Que souhaitez-vous apporter au marché français ?

Depuis la création de Fortum France, nous nous préparons au renouvellement des concessions hydroélectriques. La France possède le deuxième potentiel hydraulique d’Europe, qui est par ailleurs très flexible.  Le renouvellement des concessions est l’occasion pour l’Etat de mettre en œuvre la modernisation absolument nécessaire des ouvrages, tout en améliorant la prise en compte des enjeux environnementaux. Fortum, entreprise finlandaise, a une expérience de plus d’un siècle dans la production hydroélectrique. C’est notre savoir-faire dans l’exploitation, l’excellence environnementale et notre pratique d’une gestion équilibrée des rivières en co-construction avec les acteurs locaux que nous souhaitons apporter à la France, pour lui assurer le meilleur projet.

 

Comment vous préparez-vous au renouvellement des concessions hydroélectriques françaises ?

L’approche de Fortum se veut à la fois pragmatique et innovante. Depuis 2011, nous n’avons cessé d’aller sur le terrain et de rencontrer les acteurs locaux, pour comprendre leurs attentes, et évaluer les possibilités de modernisations techniques et environnementales.

C’est aussi pour cela que nous participons activement au débat public sur la transition énergétique française. Je vous invite à lire nos livres blancs et contributions au débat public sur la politique énergétique française, le dernier en date étant le Livre Blanc intitulé "Réussir la transition énergétique, une nouvelle ambition pour l'hydroélectricité en France" (2019). Fortum a également rejoint l'Association Française Indépendante de l'Electricité et du Gaz (AFIEG) pour contribuer au débat. Nous continuerons à nous investir pour faire progresser la réflexion sur l’hydroélectricité et l’énergie en France.

 

Quelles sont vos attentes pour la mise en œuvre de ce renouvellement ?

L’objectif pour la France, c’est que les meilleurs projets lui soient proposés pour son potentiel hydroélectrique. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Pour nous, la première chose, c’est que le renouvellement des concessions hydroélectriques passe par une compétition sincère, entre des acteurs ayant accès aux mêmes informations. Cela permettra que chaque participant puisse proposer sa meilleure offre sur la base des informations les plus précises et à jour possible.

La deuxième chose, c’est que les acteurs locaux puissent faire entendre leurs besoins et leurs attentes.

Les acteurs de terrain ont souvent produit des dossiers de très grande qualité et ont su faire remonter à l’époque leurs attentes au travers des notes GEDRE. Nous espérons que ce travail approfondi réalisé dans plusieurs territoires sera pris en compte par les acteurs publics.

Enfin, il est important de rappeler que l’Etat possède les actifs hydroélectriques et à ce titre garde la maîtrise complète du processus depuis la rédaction du cahier des charges des appels d’offres, jusqu’au contrôle des opérations, en passant par la préselection des entreprises autorisées à participer et la sélection du meilleur projet. Pour répondre à l’intérêt public, la compétition doit être transparente, ouverte aux experts de l’hydroélectricité ayant fait la preuve de leur expérience, et mieux-disante : c’est ce que nous appelons de nos vœux aujourd’hui.